Si on se limite à la superficie du site et au métier historique qu’elle pratique, la carrière de Gore peut légitimement se prévaloir d’un permis de « classe 2 ».

Cependant l’ampleur du programme (12 rubriques d’activités concernées) et l’inclusion de nouvelles activités exogènes au projet historique de la carrière, cumulées à l’absence de précision sur leurs ambitions respectives alors qu’elles bénéficieraient de la même durée que la demande « de base » du projet (140 ans) réclament, soit un refus, soit une classification de la demande en permis de « Classe 1 » et le dépôt d’un nouveau dossier dûment étayé.

  1. Les nuisances (déjà bien perçues et bien endurées depuis 2 ans sans autorisation) de l’important programme de découverture concentrées dans le temps sur une petit superficie.

2. Les nombreuses rubriques d’activités nouvelles qui sont désormais proposées (12 rubriques) dont beaucoup s’éloignent du métier historique de l’opérateur.

3. La présence « d’unités intégrées de concassage, de criblage, de lavage, de centrale à béton, d’enrobage, de manutention, de travail de la pierre (rubrique 14.90.01.02) sans précision d’objectif ou de durée.

4. L’inclusion de nouveaux métiers sans précision d’objectifs ni de durée comme le stockage de déchets inertes et d’huiles usées en quantité importantes (rubriques 63.12.05.01.02 et 63.12.05.05.01).

5. Une demande pour un deuxième (?) dépôt d’explosifs alors que la carrière dispose d’un permis valable jusqu’en 2033

6. Une demande portant sur le stockage de carburants d’une contenance de 3.000 à 25.000 litres sans précision et sans mesures de sécurité (rubriques 63.12.09.03.01 et 63.12.06.05).

L’ensemble de ces demandes n’apparaissent pas justifiées dans le périmètre. Elles ne profitent qu’au prestataire de la carrière et pas à son exploitant. Elles concentrent de nouvelles nuisances inacceptables dans le périmètre quasi urbain du site.

A ce titre , nous demandons aux Autorités de les exclure du périmètre de la demande.