PRESENTATION
Site de grand Intérêt Biologique, Marchempré est une vaste carrière aujourd’hui désaffectée depuis 20 ans. Elle s’étend sur près d’un kilomètre. Elle comprend deux importantes excavations dont la plus grande (10 ha) est occupée par un plan d’eau (3 ha). Elle abrite 30 espèces protégées (notamment Grand-Duc d’Europe, Faucon pèlerin et de nombreuses espèces d’amphibiens dont l’Alyte Accoucheur bénéficiant d’une protection stricte). Elle fait partie des nombreuses carrières de l’entité d’Andenne dont l’exploitation est terminée.
CONSTAT
Le plan d’eau de 3 ha, moteur du SGIB a été entièrement asséché sans la moindre information préalable ni autorisation de la DNF
Dans un dossier d’observations remis aux Autorités et signé par plus de 800 personnes, Vivons Ensemble conteste catégoriquement la qualification du projet en permis de classe 2.
La carrière de Marchempré est un site dont l’exploitation est terminée depuis 20 ans. Y reprendre des activités d’extraction nécessite l’obtention d’un nouveau permis. A plus forte raison si plus aucun permis d’exploitation n’encadre le site. L’ampleur de la carrière, l’importance des travaux et les nombreux effets sur l’environnement nécessitent le dépôt d’une demande de permis de Classe 1.
Un tel projet requiert :
- Une étude d’incidences complète
- Un programme d’exploitation et d’occupation des terrains,
- La destination du site après exploitation,
- Une étude détaillée des travaux de réaménagement en fin d’exploitation
- Un programme d’exécution.
NOUS DEMANDONS AUX AUTORITES
- Qu’elles fassent constater l’ampleur des activités d’extraction déjà entreprises sans autorisation.
- Qu’elles demandent à la DNF de confirmer que l’exploitant, conformément à la loi sur la protection de la nature, a préalablement obtenu l’accord dérogatoire pour l’asséchement volontaire du plan d’eau de 2,8 ha. Cette surface était le moteur de la biodiversité des lieux caractérisés en SGIB. Elle abritait 4 espèces reprises sur la liste des espèces strictement protégées (acolyte accoucheur notamment).
- Qu’elles requalifient le projet en classe 1 et demandent à l’exploitant de recommencer la procédure de demande de permis en bonne et due forme.